Solidaires, …cologistes et Libertaires
Solidaires, Écologistes et Libertaires - Millau  
  | ACCUEIL |
  CONTRIBUTIONS
  => Décidemment, l’empreinte écologique et le carbone nous font mal à la tête…
  => Ultra-gauche, Alice et les couleuvres
  => La soumission obligatoire dans l'éducation nationale.
  => L'école fabrique de l'inégalité.
  => Le genre en question
  => Remettre la transformation radicale de la société à l'ordre du jour
  => Pour l'abolition des prisons
  => Le delit d'être ensemble
  => Le quotidien au lycée : enfermement et soumission
  => Contre la vaccination obligatoire !
  => A propos du téléphone portable
  => Police-jeunes : l'impossible dialogue
  => Pour une critique de nos moeurs
  => La conscience piegee
  => Le quotidien carcéral
  => Legitimite de la violence ou violence de la legitimite ?
  => La marchandise contre le vivant
  => Les derives de l' «écologisme»
  => Démocrature
  => Anarchiste maintenant
  => Un peu d’histoire …
  => L’abstention, la petite bête qui monte !
  => Sous le voile de l'Etat policier ...
  => L'urbanisme sert à faire la guerre
  => Écologisme ? Ah, la belle affaire !
  => Citoyenneté et « légitisme républicain »
  => Notes anti-carcérales
  => Ne plus éduquer, mais apprendre à se connaître
  => La marche des canards
  => Face au mythe autogestionnaire
  => La democratie directe
  => Les Versaillais du Larzac
  => Affaire Dieudonné-Valls : antisémitisme télévisé ou xénophobie d’État, faut-il vraiment choisir ?
  => A propos de l'imposture "Champs du Monde"
  MOBILISATIONS
  Et alors ? le p'tit journal alternatif !
  Contactez nous !
  Plume(s), librairie alternative à Millau
  Radio Larzac, média alternatif
  CNT sud-Aveyron
  Anars en Aveyron :

Réseau d'initiatives et de luttes autonomes en sud-Aveyron.










L’abstention, la petite bête qui monte !

L’ABSTENTION, LA PETITE BETE QUI MONTE !

--> MATIERE A REFLEXION
 

 Un spectre hante la classe politique, le spectre de l’abstention…. Peu en parlent mais tous y pensent, partagés entre l’incrédulité devant le refus de ce qui est présenté comme un symbole de la démocratie et la hantise de la désertion en masse de celles et ceux qui sont censés fonder la légitimité de l’élu.


La classe politique fait « comme si… » préférant se concentrer plus sur ses éternelles promesses que sur le scepticisme qui gagne peu à peu l’ensemble du « corps électoral », faisant confiance à l’influence des médias pour limiter les dégâts.


LE CHAMP DE L’ABSTENTION


Il est en dehors de celui de la politique (mais pas du politique)… il en est même la négation.


L’abstention est un phénomène qui se développe en dehors de toute militance… On peut certes, appeler à l’abstention, mais c’est un appel un peu particulier et qui ne couvre d’ailleurs pas le champ de celles et ceux qui s’abstiennent. Autrement dit, personne ne peut se revendiquer du « refus de voter »… contrairement à celles et ceux qui appellent à voter pour un candidat et qui, de ce fait, peuvent parler de « leurs » électeurs. Les abstentionnistes n’appartiennent à personne. Mais, dans tous les cas, ils sont l’illustration même de la faillite du processus dit « démocratique »… Se désintéresser à ce point, voire refuser, ce qui nous est présenté comme la quintessence du processus démocratique, en dit long sur les carences de celui-ci. La dégénérescence « du » politique, en ce que l’on appelle « la » politique aboutit à la négation même de la citoyenneté, et en sa régénérescence dans un refus et une opposition à cette dérive. Autrement dit, l’abstentionniste est aujourd’hui certainement plus conscient politiquement que le « dévot qui vote pour son idole ».


En effet, le phénomène de l’abstention n’est plus aussi systématiquement le fait de personnes « apolitiques », péjorativement qualifiées de « pêcheurs à la ligne »( ?). La faillite du « modèle démocratique marchand » directement lié à la décadence du système marchand fait tomber les illusions. On ne s’abstient plus par négligence ou inintérêt, mais par dégoût et ras de bol d’être pris pour un imbécile par des profiteurs du pouvoir.


L’abstention n’est pas une idée, pas plus qu’une opinion ou une doctrine,… elle est une attitude, certains diront une posture, et en ce sens, que l’on ne s’y méprenne pas, elle est éminemment politique… et les politiciens commencent à s’en rendre compte.


Cette attitude, très « en creux », de l’engagement politique serait-elle méprisable ? Certainement pas. Le refus, la résistance, même s’ils ne sont pas des engagements précis pour l’avenir sont avant tout les prémisses d’une prise de conscience.


QUELS ENJEUX POUR L’ELECTION ?


Bien naïf celle ou celui qui croit qu’il y a véritablement un enjeu sérieux pour l’élection. Globalement, tout est joué d’avance…. Il suffit de regarder les précédents scrutins,… même quand la « Gauche » est passée.


La mécanique politique et électorale, la stratégie des partis, le rôle des institutions, la manipulation de l’opinion par les médias, les intérêts à courts, moyens et long terme d’une classe politique profiteuse et parasite,… font que, malgré une apparente démocratie,… rien ne change et rien ne peut changer…. Et on va le voir dans les mois prochains, rien ne changera.


C’est cette situation, complètement bloquée, sans espoir d’avenir et seulement animée par des marionnettes médiatiques qui s’agitent dans des débats sans intérêt qui entraîne peu à peu les citoyens à se détourner de l’élection.


Les seuls véritables enjeux sont en fait la variation des rapports de forces entre partis politiques,… Comment ceux-ci vont se partager le pouvoir et ses privilèges. Pour ce qui est des « différences politiques »,… il suffit de voir comment ils se comportent une fois au pouvoir… Que reste-t-il de l’ « expérience de la Gauche au pouvoir » ?... pas de commentaire.

L’ « affrontement » entre le PS et l’UMP est comparé, dans les médias, à une compétition sportive auquel on invite les spectateurs à s’intéresser, à compter les coups, à choisir son champion… Sans parler des dérives constantes qui transforment la campagne électorale en déballage de poubelles. Ca montre un peu les bas-fonds et la débilité dans lesquels est tombée « la » politique.

Quant aux partis dits « contestataires », voire dit « révolutionnaires », qui s’agitent dans les médias et devant les préfectures, ils n’ont, et ils le savent, aucune chance de se faire entendre. Ils peuvent donc faire des promesses dont ils sont sûrs qu’ils n’auront pas à rendre de comptes. Ils en profitent aussi pour placer à des postes politiquement, voire financièrement, intéressants de jeunes loups en pleine croissance ou des vieux chevaux de retour en manque de situation stable (des noms ?).


Autrement dit les élections vont passer, les problèmes vont rester.


L’ABSTENTION,… ET APRES ?



 Là est la vrai question. L’abstention ne réglant rien, il est nécessaire de concevoir une autre stratégie.


D’abord le faux débat qui consiste à dire : « l’importante abstention ne change rien, tout se passe sans en tenir compte »,… et de prendre comme exemple les USA où à peu près un électeur sur deux ne vote pas… et où il ne se passe rien  de déterminant. C’est vrai aux USA, mais on peut faire l’hypothèse, qu’en France – la culture politique étant tout à fait différente qu’outre atlantique - et même dans d’autres pays européens, une importante abstention, à un moment donné, va être insupportable, créer un malaise collectif et être génératrice d’une interrogation générale sur sa signification.


Ensuite la culpabilisation classique : « c’est un droit pour lequel certains ont donné leur vie »… Ce à quoi on peut répondre qu’ils n’ont pas donné leur vie pour que des profiteurs, des parasites, voire des escrocs, s’en servent pour tout bloquer et se gaver de privilèges.


Enfin : que faire ? « La » politique n’a plus rien à voir avec « le » politique. Les vrais problèmes, les vraies questions ne sont que des prétextes auxquels, dans le meilleur des cas, on fait rapidement allusion, pour ne s’en tenir qu’au marketing politique : le look et autres balivernes…


Redécouvrir, réinvestir « le » politique c’est fuir « la » politique, son spectacle et ses dérives…


A la passivité, bêtise et servilité imposées par les politiciens il faut opposer des pratiques sociales nouvelles qui n’ont rien à voir avec les magouilles de « la » politique mais qui inaugurent de nouveaux rapports sociaux, aussi bien dans les luttes avec la prise en charge collective des entreprises que dans l’organisation de relations nouvelles entre producteurs et consommateurs. Ce n’est qu’à ces conditions que nous affaiblirons un système marchand qui nous conduit à la catastrophe.


Pas en jouant son jeu électoral, qui est piégé. Pas en l’affrontant frontalement – protégé qu’il est par ses chiens de garde et ses mercenaires, face auxquels nous n’avons aucune chance.


Nous devons accroître et favoriser son pourrissement, sa décomposition en développant des alternatives qui le rendront obsolète et inacceptable, et qui offrent des perspectives nouvelles de changement social.


Les élections ne sont aujourd’hui qu’un leurre pour nous détourner de cette tâche historique, pour nous asservir avec des pratiques dérisoires, pour nous inciter à abandonner toute initiative et à faire confiance à des individus plus soucieux de leurs intérêts personnels qu’au bien public.


Le champ de l’action politique est ailleurs, réinvestissons le.


Patrick MIGNARD





Commentaires sur cette page:
Commentaire de Nénette, 10/04/2010, 20 08 28 (UTC):
trés bon article. vive l'abstention ! élections piège à cons !

Commentaire de AnAr12, 02/04/2010, 15 03 20 (UTC):
Sympathique article anti-électoraliste de Patrick Mignard ... vivement qu'il revienne à Millau !



Ajouter un commentaire à cette page:
Ton nom:
Ton message:

AGENDA
 
  Le douzième numéro de votre journal local préféré, " Et alors ? " est toujours disponible à Millau, à la librairie Plume(s), 16 rue St Martin ! ____________________________________ Justice et Vérité pour Nabil, victime de la BAC !

Mobilisations, informations, solidarité
____________________________________ Ecoutez l'émission punk/rock et libertaire " Zone Libre " sur Radio Larzac (87.8 à Millau).

Les MERCREDI E à 19H30
____________________________________ ;;;
 
Catastrophisme Administration du Désastre et Soumission Durable  
  Un livre sur la catastrophe écologique et sociale et sa gestion.
Ce livre prouve que l'abolition de la société marchande est une nécessité.

Co-écrit par René Riesel et Jaime Semprun

Disponible à la Librairie Alternative Plume(s) - 16 rue Saint Martin - 12100 Millau
 
Punks not dead !  
   
No Pasaran à Millau !  
 

No Pasaran, réseau hexagonal antifasciste, anticapitaliste et antiproductiviste, possède en Aveyron un groupe local, " No Pasaran 12 ".

Solidaires, Écologistes et Libertaires, est un réseau local 100% indépendant, toutefois des convergences nous lient de fait à des réseaux libertaires et anti fascistes nationaux tels que No Pasaran.

Contact No Pasaran Aveyron :
Mail : nopasaran12@hotmail.fr
Web : www.nopasaran12.new.fr


 
Attention !  
  Les commentaires à caractère racistes, diffamatoires, haineux, homophobes, insultants, menaçants ...etc seront supprimés !!!

Aujourd'hui, 4 visiteurs sont venus sur ce site.
 
Au total 168007 visiteurs sont déjà venus sur ce site depuis sa création.
Solidaires, Écologistes et Libertaires - Millau

Réseau d'initiatives et de luttes libertaires et autonomes en sud-Aveyron.