Solidaires, Écologistes et Libertaires
Solidaires, Écologistes et Libertaires - Millau  
  | ACCUEIL |
  CONTRIBUTIONS
  => Décidemment, l’empreinte écologique et le carbone nous font mal à la tête…
  => Ultra-gauche, Alice et les couleuvres
  => La soumission obligatoire dans l'éducation nationale.
  => L'école fabrique de l'inégalité.
  => Le genre en question
  => Remettre la transformation radicale de la société à l'ordre du jour
  => Pour l'abolition des prisons
  => Le delit d'être ensemble
  => Le quotidien au lycée : enfermement et soumission
  => Contre la vaccination obligatoire !
  => A propos du téléphone portable
  => Police-jeunes : l'impossible dialogue
  => Pour une critique de nos moeurs
  => La conscience piegee
  => Le quotidien carcéral
  => Legitimite de la violence ou violence de la legitimite ?
  => La marchandise contre le vivant
  => Les derives de l' «écologisme»
  => Démocrature
  => Anarchiste maintenant
  => Un peu d’histoire …
  => L’abstention, la petite bête qui monte !
  => Sous le voile de l'Etat policier ...
  => L'urbanisme sert à faire la guerre
  => Écologisme ? Ah, la belle affaire !
  => Citoyenneté et « légitisme républicain »
  => Notes anti-carcérales
  => Ne plus éduquer, mais apprendre à se connaître
  => La marche des canards
  => Face au mythe autogestionnaire
  => La democratie directe
  => Les Versaillais du Larzac
  => Affaire Dieudonné-Valls : antisémitisme télévisé ou xénophobie d’État, faut-il vraiment choisir ?
  => A propos de l'imposture "Champs du Monde"
  MOBILISATIONS
  Et alors ? le p'tit journal alternatif !
  Contactez nous !
  Plume(s), librairie alternative à Millau
  Radio Larzac, média alternatif
  CNT sud-Aveyron
  Anars en Aveyron :

Réseau d'initiatives et de luttes autonomes en sud-Aveyron.










Le quotidien au lycée : enfermement et soumission
Article paru dans "Et Alors ?" n°4

Le quotidien au lycée : enfermement et soumission

L'école est une prison 
« L’école est une prison », clame Catherine Baker*. Ces mots peuvent prêter à sourir. Pourtant, il s’agit bien d’une privation de liberté, autant physique qu’intellectuelle.

 Cette année, j’ai effectué ma rentrée dans un nouveau lycée. Etant loin de chez moi et sans ressources financières, je suis donc interne dans ce bunker (murs de 2,5m, caméras de surveillances, gardiens … etc).

 Chaque matin, à 7h, la lumière criarde des néons suspendus au plafond de la chambre (16m2 pour 4 personnes) me réveille. Je vais ensuite prendre ma douche (froide) dans une cabine de piscine puis prendre mon petit-déjeuner. Un petit pain, un morceau de beurre fade, un bol d’un café infect et un minuscule gobelet de jus de fruit. Voilà mon premier « repas » de la journée. La sonnerie, une sirène incendie, nous ordonne de rentrer en cours. Nous devons laisser à l’entrée de la classe nos pensées, nos discussions et notre dignité afin d’être totalement réceptifs pour assimiler les valeurs du travail intensif et de la concurrence entre nous. La carotte (les bonnes notes) et le bâton (les sanctions) sont appliqués avec volontarisme par des professeurs plus ou moins zélés.

  La journée s’écoule ainsi, sonnerie assourdissante puis cours lobotomisant, entrecoupés par le repas de midi, mélange de légumes en plastique et de viande en carton, le tout dans une odeur nauséabonde.

  Le soir venu, nous avons la « liberté » d’aller acheter des sodas au hard-discount situé à proximité.

  La soirée à l’internat n’est qu’une interminable attente. Nous restons allongés, catatoniques, sur nos lits, fixant les lézardes du plafond en écoutant les dernières merdes musicales. Puis vient l’heure du diner, des restes de midi réchauffés. Suite à ce festin, quelques jeunes jouent au foot, pratique encouragée avec vigueur par l’administration scolaire. En effet, quand on est occupé par le sport, on risque moins de réfléchir à nos conditions d’existence … Pour les autres, l’attente continue, jusqu’à la fermeture automatique et centralisée des volets et de la lumière. Toute évasion, même par la pensée, nous est interdite. La nuit s’écoule, dans notre petit lits, jusqu’au lendemain, ou tout recommence.

 

 Soumission, enfermement et déshumanisation sont les maitres mots de ce quotidien. Après tout, nous sommes à l’école afin de devenir de braves employés serviles et mal payés, pas pour vivre heureux.

 

Fabien, Lycéen

 

 

*Insoumission à l'école obligatoire, éd. Bernard Barrault


Voir aussi : Pour une autre éducation




Commentaires sur cette page:
Commentaire de AnAr12, 02/11/2011, 14 02 17 (UTC):
Salut l'ancien syndicat SUD Lycéen à Millau avait compilé pleins de textes contre le lycée : http://mafia12.fr.gd/ Sinon sur ce thème y a des textes le blog de fabien : http://fabienbon.canalblog.com/ ou encore le site spécialement consacré à la question https://enfance-buissonniere.poivron.org/ Bonne lecture jeune prisonnière

Commentaire de WhatTheFuck, 02/11/2011, 13 01 14 (UTC):
Enfin quelqu'un qui partage mon point de vue. Le lycée est surement la chose la plus absurde que je connaisse. Chaque matin, quand je suis devant les portes d'entrées du lycée, j'ai un sentiment horrible. Un sentiment qui me dit : tu es libre, car tu est dehors de LA zone, mais dès nque tu franchira la porte,LA zone, tu sera prisonnière jusqu'à 17H30.

Commentaire de AnAr12, 08/04/2011, 16 04 40 (UTC):
Décidément les anarchistes sont des moutons comme les autres, il suffit de lire le hors-série de "Courant Alternatif" (pourtant l'une des meilleures publications libertaires) consacré à l'éducation, pour le constater. C'est franchement navrant.

Commentaire de Sirk, 22/06/2010, 16 04 20 (UTC):
Faut pas abolir les écoles, mais plutôt les bruler ^^

Commentaire de AnAr12, 20/11/2009, 21 09 26 (UTC):
l'école c'est pas COMME une caserne, C'EST une caserne. on y fait un véritable lavage de cerveau !

Commentaire de Kev, 05/11/2009, 22 10 55 (UTC):
Pauvres lycéens ! L'école c'est comme une caserne, sauf que là on ne fabrique pas de la chair à canon, mais de la chair à travail, ce qui tout compte fait revient au même. Abolissons les écoles !!!!!!!!

Commentaire de AnAr12, 23/10/2009, 19 07 31 (UTC):
Le lycée, tout comme la prison et les centres de rétentions, est un lieu d'enfermement et de déshumanisation. Merci de e rappeller dans cet article assez térrifiant.

Commentaire de Nénette, 02/10/2009, 20 08 43 (UTC):
Bon sang ce que ça résonne.
Super texte !



Ajouter un commentaire à cette page:
Ton nom:
Ton message:

AGENDA
 
  Le douzième numéro de votre journal local préféré, " Et alors ? " est toujours disponible à Millau, à la librairie Plume(s), 16 rue St Martin ! ____________________________________ Justice et Vérité pour Nabil, victime de la BAC !

Mobilisations, informations, solidarité
____________________________________ Ecoutez l'émission punk/rock et libertaire " Zone Libre " sur Radio Larzac (87.8 à Millau).

Les MERCREDI E à 19H30
____________________________________ ;;;
 
Catastrophisme Administration du Désastre et Soumission Durable  
  Un livre sur la catastrophe écologique et sociale et sa gestion.
Ce livre prouve que l'abolition de la société marchande est une nécessité.

Co-écrit par René Riesel et Jaime Semprun

Disponible à la Librairie Alternative Plume(s) - 16 rue Saint Martin - 12100 Millau
 
Punks not dead !  
   
No Pasaran à Millau !  
 

No Pasaran, réseau hexagonal antifasciste, anticapitaliste et antiproductiviste, possède en Aveyron un groupe local, " No Pasaran 12 ".

Solidaires, Écologistes et Libertaires, est un réseau local 100% indépendant, toutefois des convergences nous lient de fait à des réseaux libertaires et anti fascistes nationaux tels que No Pasaran.

Contact No Pasaran Aveyron :
Mail : nopasaran12@hotmail.fr
Web : www.nopasaran12.new.fr


 
Attention !  
  Les commentaires à caractère racistes, diffamatoires, haineux, homophobes, insultants, menaçants ...etc seront supprimés !!!

Aujourd'hui, 11 visiteurs sont venus sur ce site.
 
Au total 169548 visiteurs sont déjà venus sur ce site depuis sa création.
Solidaires, Écologistes et Libertaires - Millau

Réseau d'initiatives et de luttes libertaires et autonomes en sud-Aveyron.